Esbaudis-toi badaud !






Si tu penses comme nous que les chats sont des feignasses qui font rien qu'à jouer au baby et à fumer de la drogue, bienvenue ! http://www.youtube.com/watch?v=I3T9owCd3Hs
Ce message vous est offert par le CCC comité contre les chats (jumelage avec la fédération des mangeurs d'hot dog)
Esbaudis-toi badaud !
Pour ceux qui ont été mis au courant des épisodes précédents, nous avions une colonie de pingouins qui se laissait doucement aller à glander, pile poil devant chez nous, sur un rocher dans la baie, comme ça, sans gène... Comme y'a plus de jeunesse, y'a plus non plus de pingouins! Mais là, pour de vrai, sont partis vers des rivages plus frais.
Ou peut-être qu'ils en avaient marre que je leur balance des cailloux...
Nous sommes en pleine période éléctorale (éléctions prévues en septembre).
Ce qui est rassurant, c'est que ça se charcle tout autant de l'autre côté de la Terre que chez nous en France, et tous les coups bas sont permis.
Dernier en date contre Helen Clark, premier ministre actuelle de Nouvelle Zélande (Labour party): accuser son chauffeur d'avoir conduit la voiture ministérielle (avec elle dedans) à plus de 130KM dans un coin où faut pas.
Manque de bol pour la demi-douzaine de policiers accusateurs (et visiblement finis à la bière), elle était en réunion à l'heure où ils l'ont tous vu dans la bagnole (juré, craché!), et ceci avec des gens qui n'ont pas d'interêt à ce qu'elle gagne ou perde, et qui sont evidemment prêts à témoigner...
Le juré-craché des policiers vient de leur revenir dans la gueule: ils sont accusés de faux témoignage. Le vent fait parfois revenir les crachats en pleine poire, faut savoir viser.
Il y a beaucoup de vent en Nouvelle Zélande...
Située au bord de la mer, la maison bénéficie d'un vue magnifique. Mer et changements climatiques, on est au première loge pour tout contempler, bien à l'abri derrière nos lunettes de soleil (anonymat oblige). Mais, figurez-vous, qu'y'a des gens (si si) qui courent.
Là.
Devant chez moi.
M'envoyant en pleine figure leur bonne santé, leur souffle de femme qui accouche, dans un sens très approximatif de la dernière mode vestimentaire (et que je te mets un bandeau fluo avec un short jaune, et que je te t'enfile un survet ras la ceinture, et que je te sors les seins...).
Heureusement, j'ai encore des munitions et les pingouins étant partis...
C'est ça, cours, Forest,cours... je t'aurai un jour, je t'aurai.
Tu sais que nous sommes partis...mais tu n'as jamais osé demander où était la Nouvelle Zélande, de peur de passer pour le gros nul que tu es?
Allez, Professeur Magnanime est là...
Déjà, la Terre...
Là, c'est la france:
Avec un bout de l'Espagne (oui, c'est bien!!)
Maintenant plus dur, la planisphère...:
Bien, tu visualises l'Océanie?(pour corser les choses, c'est le seul qui ne soit pas nommé!) Voilà, tu as trouvé! Maintenant, rapproche-toi...
Là, juste en dessous de l'Australie, tu vois donc la Nouvelle Zélande:
Et au Sud de l'île du Nord
(pour les nuls:là où passent les biches... pour les super-nuls, au milieu de la carte) Wellington!
et pour ceux qui ont de bons yeux, nous, on est entre Baie Balena et Baie Kio (Weka Baie), pour les plus curieux voilà le toit de chez nous (et le rocher que l'on voit est celui sur lequel on a vu des pingouins!):
Voilà, tu sais tout, ami.
Ils sont jeunes, ils sont cinq copains, et décident par une belle journée de partir en balade sur la côte sud de l'île.
Totalement differente de la côte Nord, elle abrite plusieurs colonies de phoques, et la pointe demeure assez peu accessible.
Entre la cote nord et la sud, y'a quoi, 25 km à vol d'oiseau ... mais vu que ce sont des montagnes au milieu, y'a bien que les oiseaux qui peuvent le faire (à vol d', comme son nom l'indique). On peut evidemment faire le tour, mais c'est magnifique au milieu, il parait. Alors nous, comme le club des cinq, on mène l'enquête et on arrive sur les traces de "l'Homme qui murmurait à l'oreille des phoques".
Il paraît qu'il n'y a que quelques initiés qui peuvent conduire dans le parc naturel, ainsi que sur la Seal Coast, et vu ce qui suit, je le crois volontiers! Le rendez vous est pris, nous le reconnaitrons grace à sa saharienne...
Bon, c'est lui qui nous a reconnu parce qu'il portait pas de saharienne. Blind date.
Donc, nous vl'à partis dans son quat'quat', avec en supplément de bagage Suzanne et son mari Peter, deux australiens, et un certain Igor, soit disant dentiste américain... Ouais, à d'autre! Un accent russe à couper au couteau et des appareils photos coutant un an de salaire de Trump, sure et certaine c'est un espion à la solde des rouges... Mais bon, je dis rien, mais tel le Dagobert du club des cinq, je veille. Prête à mordre. Ca m'amuse...
Bref, très vite on a compris que L'homme qui murmurait à l'oreille des Phoques, c'etait un marrant mais pas un rigolo: sans cesser de nous faire rire, il nous a conduit jusqu'à l'orée de la ville pour traverser le parc naturel de Wellington, avec un aisance de conduite qui etait sans doute destinée à nous préparer pour la suite... (Le paysage était déjà magnifique.)
Parce que dès qu'on s'est eloigné de la ville, sur des chemins que jamais une once de bitume n'a effleurée, on a serré les fesses. Pourquoi? Peut etre parce que c'est pas des routes. Et que les 150 metres de ravin juste là, là, au bord de la route qui n'en est pas une, ça fout les miquettes.
Bon, on n'est pas des trouillards, mais à 30 km heure sur ce genre de route, t'as tout de même l'impression d'être sur un circuit des 24H du mans... Ou en rodéo. Un peu des deux . Mais quand L'homme qui murmurait à l'oreille des Phoques a arreté la bagnole et est sorti pour bidouiller un truc vers les roues avant, là on a compris: il enclenchait les quatres roues motrices. Donc, ce que l'on avait fait n'était pas encore pentu...
Ben, mon vieux, pour voir du paysage naturel, on en a vu! Moi, bêtement, je croyais que la gravité ne permettait pas de monter ou descendre ce genre de pente. Ben si.
Expérience palpitante. Expérience parce qu'il faut bien avouer que sur le moment tu ferais pas ça tous les jours, palpitante parce que ça nous a collé des palpitations.
Après un rodéo d'une bonne heure, là tu arrives sur la plage (où tu rigoles en voyant des amateurs embourbés avec leur bagnole, et où tu remercies le ciel d'être avec L'homme qui murmurait à l'oreille des Phoques)
C'est Ma-gni-fique. Bon nos photos sont toujours retenues prisonnieres dans l'appareil (je vous raconterais...) mais ça méritait bien une scéance intensive de tape cul. Je vous passe les heures de paysages où il ne se passe rien à par que t'en prend pleins les yeux, encore et encore...
Et là on a commencé à voir des phoques! Tranquilles, les colonies ne semblaient pas spécialement avoir la trouille de nous, en tout cas moins que le contraire. Il se trouve que ces phoques là sont particulièrement pacifiques: ils sont environ une centaine et vu qu'il y a 10 femelles pour un male, ils n'ont besoin ni de defendre leur territoire gigantesque, ni leur nanas, ils en ont plus qu'il n'en faut...
L'homme qui murmurait à l'oreille des Phoques nous a tout de même précisé de ne pas s'approcher trop près, mais il y avait des autochtones qui pechaient en combi de plongée au milieu d'eux sans que l'un d'eux ne bouge...
Là, notre "guide" nous a fait un café thermos accompagné de muffins (ouaip!), scéance de petit dej un peu surréaliste, au milieu de phoques...
Je vous passe les détails, je vous mettrais les photos et les légendes, mais sous un soleil superbe, c'etait fabuleux.
Et finalement lorsque nous avons pris le chemin du retour, on était assez habitués à la sportivité de la conduite en montagne. On en redemandait presque et n'avions pas vraiment hate de rentrer.
On est tous revenu heureux et un peu etonné: on aurait resigné de suite pour repartir. Il met peut etre un truc dans son café. Ou c'est juste parce que c'est beau.
Igor ne nous a pas attaqué au milieu de la montagne. Finalement il était sympa, pour un espoin.
Par contre, j'étais déçue:L'homme qui murmurait à l'oreille des Phoques, ben il l'a même pas fait.
Remboursé!
J'ai l'index de la main droite qui a doublé de volume.
ça picotte.
Le maori est belliqueux. C'est dans sa nature.
Depuis qu'il s'est installé dans l'île, il déploit ses traditions de luttes intestines, digne de la Guerre des Boutons : à coup danses traditionelles (haka) et de coups de poings dans la tronche.
Société divisée en deux catégories -les rangatira pour les aristo et les tutua pour le petit peuple- les villages (iwi) regroupent plusieurs clans (hapu) qui sont constitués de plusieurs whanau (famille étendue).
Sachant que tout ce petit monde peut en venir aux mains pour un bout de saucisse ou un regard de travers, ça chauffe pas mal. C'est convivial, quoi. Ca entretient et tout est bon pour partir à la guerre, cela constitue un bon moyen de cohésion au sein de chaque Iwi de partir se castagner pour un marchage intempestif sur les doigts de pieds du chef . Comme à notre époque, le brassard de chef est sacré...
Et là, le chef, il est pas content. Il a mal à ses plumes.
Pis, ça dégourdit les jambes, et ça entretient le moral des gars, qui en ont ras le bol de se castagner entre eux. Ca va 5mn...
Le maori ne vit à l'époque pas très vieux (35 ans à tout péter), mais c'est plus à cause des saloperies qu'il mange que des guerres (très peu de blessé lors des batailles et quasi jamais de mort: c'est pour se dégourdir les jambes on t'a dit! Qu'il a fort jolies d'ailleurs...)
Puis, heureusement l'homme blanc (pakéha) est arrivé à la rescousse avec les bienfaits de la civilisation: alcool, prostitution, maladies infectieuses et quasiment à tous les coups, mortelles.
Là, le maori garde encore le sourire.
Le pakéha arrive surtout avec des mousquets. Parce que c'est quoi ce peuple qui se bat pour entretenir le moral des troupes sans se faire tuer? Y'a bien que Georges Bush pour croire encore que c'est crédible. Et, donc, les maoris se sont, grace aux pakéhas, non plus battus à coup de danse traditionelle, mais avec des balles. Un peu d'efficacité, nom de dieu!
Et là, le maori fait plus risette. Il fait rien qu'à mourir.
En 2005, par l'opération du Saint Esprit, il reste des maoris. Fiers commes des bars tabacs, et beaux comme des anges. Comme quoi, les pakéhas de l'époque ont fait un boulot de sagouins. Merci!
Pourtant parfois, dans la douce brise du soir, on sent encore l'odeur de poudre et de chaire brûlée.
A moins que ce soit le BBQ des voisins...
Qu'est ce qui a :
-de grands yeux percants, pour mieux t'épier
-une capicité amphibienne non négligeable pour choisir proie qui nage comme proie qui nage pas
-un grand bec, pour mieux te manger
-de grandes ailes, pour mieux s'enfuir après avoir attaqué sa proie?
Le ptérodactile, bien sûr!
Grosses comme une guibole, ces saloperies foisonnent autour de la maison, je crois qu'elles en ont après moi. Je me cache. Quand j'en vois une, je lui lance une pierre. J'ai fait un tas, au cas où elles m'encercleraient. Parfois, je les vois plonger en piquet dans la flotte, qui je le rappelle, avoisinne les zéro. C'est pas humain, ces bestioles. Ce matin, elles lancaient des coquillages de huit mètres de hauteur en plein vol pour les faire ouvrir sous le choc. J'ai jamais vu ça! Le pare brise avant du Break garé en dessous s'en souvient douloureusement. C'est mauvais, ces bêtes là...
Ici, ils appellent ça des mouettes.
Mou-ettes, c'est bizarre comme nom, non?
Dans un premier temps, on nous a tanné pour qu'on fasse un blog. "Oui, comme ça on saura ce que vous faites, patatipatata"
Finalement, on prend sur son temps, on s'investit, on le fait au lieu de courir dans les champs, pis y'a pas grand monde qui le consulte!
Bande de chacaux. Ca se paiera, je vous le jure.
Dans cet univers qui fait rien qu'à être en expansion, l'humain a besoin de se raccrocher à des choses simples.
Par exemple, recevoir tous les matins son horoscope dans sa boîte mail.
Je suis humaine, quoi.
Seulement, parfois, j'ai l'impression que non seulement les rédacteurs m'observent, mais qu'en plus pour le même prix, se foutent un peu de ma gueule. Voire parfois, beaucoup.
Exemple horoscope du 17 août:
Libérez l'artiste qui est en vous. Troquez vos pensées cadenassées et enclavées dans un quotidien opprimant contre des idées légères comme des bulles libérées par les vannes prolixes de votre imagination débridée. Rêvez à en faire pétiller vos neurones ! Plongez-vous dans le monde de la fantaisie et explorez les bancs de songes et les coraux de rêveries aquatiques. Vous pourriez faire une pêche miraculeuse...
Ah, c'est vrai que ça en bouche un coin, j'aurai du te prévenir, mon ami...
Je ne te ferais pas l'affront d'une explication de texte mais je te dis pas la tête de "mon quotidien déprimant" du moment qui ferait se dérider n'importe quel controleur des impôts! (En plus, ils vont se faire casser la gigoule par mon king kong s'ils insistent) Je ne reviens pas non plus sur "les bulles libérées par des vannes prolixes", je fais rien qu'à libérer mes vannes prolixes, j'avoue en être un peu épuisé, c'est pas faux, quand à "mon imagination débridée", je te laisse seule juge...
Enfin bref, je ne m'étendrai pas sur mon horoscope parce que ça n'intéresse personne et que j'ai pas que ça à faire: je dois fissa me plonger dans un monde de fantaisie et explorer les bancs de songes et les coraux de rêveries aquatiques...
Des fois que je fasse une pêche encore plus miraculeuse...
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