Après des années de douleur et d'enfermement, ils étaient ravis d'arriver aux Fidjis.
Eux, ce sont mes pieds.

Et ça a commencé dès qu'ils ont entendu Sammy, notre chauffeur de speed-boat, nous dire d'enlever nos chaussures, pour descendre sur la plage. Bon, Monsieur Roarke était visiblement occupé ailleurs, car on est donc descendu sans grolles et avec nos gros sacs dans la flotte (pi-to-re-s-k!) et là nos pieds ont rencontré le fameux récif de corail. Et là, ils faisaient déjà moins les malins.
Mais bon, très fiers, ils allaient pas se plaindre d'être aux Fidjis non plus, alors ils ont serré les dents. Oui, mes pieds peuvent serrer les dents, ils sont comme ça. En plus, tout était fait pour eux là-bas, même la signalisation.

pour se reposer, signalisation pour un pied vers le hamac

pour le soir, signalisation pour un gang de pieds célibataires (petits canailloux!)
Tête de mule, mes pieds en faisaient un principe de ne jamais se plaindre, même lorsqu'il devaient traverser une plage de sable à 50°c (en courant) ou un béton bouillant (en sautant de tache d'ombre en tache d'ombre)

mes pieds qui suivent l'ombre des arbres sur la route...
Après, ils doigtdepietaient en éventail dans l'eau, histoire de se refroidir la plante. Parce que c'est très douloureux quand la peau reste collée à l'asphalte. Très.

Mais le soir, vers 4h de l'après midi, ils pouvaient se balader tranquille sur la plage, et laisser le sable glisser entre leur doigt de pieds...

Bref, ils étaient vachement contents d'être là! Pas habitués, mais super contents.
Par contre, celles qui tiraient la gueule, c'étaient mes baskets. Totalement délaissées, elles l'avaient mauvaises. Parle-leur des fidjis et tu verras!

Solitude...
Pendant ce temps là, nous, on cherchait Tatoo. On l'a pas trouvé.
Mais j'ai trouvé cette photo sur mon appareil après notre départ. La vache...

C'est ça, coucou, on leur dira...
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