Comme tu le sais, Wellington est une ville sympa.
Sa banlieue, comme une brique de lait qu'on aurait fait tomber, s'étend n'importe comment autour de la péninsule. Les dieux qui l'ont créer l'assimilaient à une tête de poisson, mais ça, c'est une autre histoire. J'y reviendrais...
Donc, la donne est: une capitale, une banlieue, des milliers de personnes qui s'amusent avec leur quat'quat' à pot apocalyptique à détruire la couche d'ozone.
Vu que je suis pas quelqu'un à trouer trois pattes à un canard, j'ai décidé en arrivant, de me pencher sur les plans de bus.
Depuis, j'attends mon bus.
Qui ne vient pas.
Alors, je rentre. Des fois, je l'entends de chez moi, je me dépèche d'aller à la fenêtre, pour au moins le voir! Rien. C'est là que j'ai compris: j'étais face à des magico-bus.
Vu que se faire emmerder par un bus, c'est mauvais pour mon psychique, j'ai étudié attentivement la magico-carte et tel Harry Potter, j'ai fait moultes incantations et autre planton à l'arrêt. Comme dirait Hitchcock Sewell, j'ai eu le temps qu'un arbre me pousse dans l'oreille avant que je n'en vois la queue d'un. Et comme dans un "bon" film d'humour, tu entends toujours ses ronronements de moteurs soit lorsque tu descends les escaliers de chez toi, soit quand tu les remontes... Ronronements rieurs, je n'ai pas à le préciser.
Je crois que c'est clair, le magico-bus se fout de ma gueule. Il joue même avec mes nerfs.
Enquête faite, j'apprends que c'est comme une équation à plusieurs inconnues, faut avoir toutes les données pour la résoudre:
-Soient des bus qui passent en bas ou en haut de la colline (c'est selon et fortement aléatoire). Pour mémoire la colline en question à un escalier de deux cents mètres, à pic. En montée pour moi, sinon ce serait pas marrant.
-Soient les vacances scolaires, qui stoppent la régularité des bus (régularité!).
-Soient les bus qui ne font pas toute la ligne ( z'aurait autre chose de prévu?) et qui risquent à tout moment de te laisser en plan, là.
-Soient des horaires super précis, comme un minuscule créneau dans lequel personne ne pourrait s'immiscer.
Des jours et des jours plus tard, toujours penchée sur les plans de bus, je m'interroge: keskej'a pô compris? N'ont ils pas trouvé les offrandes que je leur ai laissé sous l'abri bus?
Voilà le plan, qui est d'une simplicité désarmante. Si quelqu'un a une idée, moi j'abandonne.
Tout ça pour dire que Wellington, c'est seulement à une demi-heure à pieds de chez nous.

ajouter un commentaire commentaires (1) créer un trackback recommander








Commentaires